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Dans un contexte marqué par de multiples crises, l’art plastique devient pour certains artistes un outil de résilience et de cohésion sociale. C’est le cas de Bruno Moses, artiste plasticien à Bukavu, qui, à travers ses œuvres, appelle la communauté à s’unir et à vivre ensemble.

Bruno Moses poursuit son engagement artistique malgré les nombreuses difficultés auxquelles font face les artistes de la ville.

« Les artistes en général rencontrent beaucoup d’obstacles, mais pour ma part, je reste actif en utilisant les moyens disponibles. Je peins les réalités de tous les jours car je crois que l’art peut sensibiliser la communauté à vivre ensemble », affirme-t-il.

À travers ses créations, l’artiste souhaite aborder à la fois les aspects positifs et négatifs dans de la société congolaise, particulièrement en cette période marquée par l’insécurité dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Selon lui, l’art est un puissant vecteur de paix, de dialogue et de résolution des conflits.

Depuis 2023, Bruno Moses développe le thème « Populœum progressœ », signifiant « population » et « développement » en latin. Par cette approche, il espère attirer l’attention sur les obstacles qui freinent le progrès social, notamment ceux qui touchent la jeunesse et les populations vulnérables. Il souhaite ainsi encourager ses pairs à se démarquer par la créativité et l’engagement citoyen.

Pour lui, l’art est un langage universel capable de créer des ponts au-delà des frontières. C’est pourquoi il collabore avec d’autres artistes locaux et étrangers, convaincu que cette ouverture enrichit la qualité des œuvres produites. Avec ces artistes, il partage l’ambition de transmettre des messages de paix et de solidarité à travers le slam et les arts visuels.

Bruno Moses rappelle que dans l’univers de l’art, il n’existe ni barrière, ni discrimination. Les artistes, peu importe leur discipline, partagent la même passion et visent un objectif commun : « faire entendre leur voix et éveiller les consciences ». Cependant, le manque de matériaux artistiques reste l’un des plus grands défis. Dans ce contexte difficile, Bruno Moses encourage les artistes à mutualiser leurs ressources et leurs idées pour continuer à créer. Pour lui, l’unité et le partage restent la clé pour surmonter cette crise et maintenir vivante la flamme de l’art à Bukavu.

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